Atalanta refuse le conseil de Xerxès qui lui dit d’oublier Arsamene, mais Xerxès parvient à se convaincre de ce que l’on peut trouver un certain réconfort dans la situation précaire de l’amoureux qui ne sait pas s’il doit espérer ou non. Serse cherchait-il à se rendre intéressant en parlant de lui à la troisième personne ? L’élégance aérienne de chaque pas se fissure dans un dernier air de fureur formidablement chorégraphié, qui à lui seul cristallise la force théâtrale dont toute la production aurait dû être irriguée.”, Serse (Xerxès), antépénultième opéra de George Frideric Haendel, est à lui seul un paradoxe. Pour que Romilda ne l’oublie pas pendant son absence, Xerxès déguisé en Elvis Presley à costume bleu layette, lui chante son amour debout sur une sorte de char jaune poussin dans un pur style patronage local pour la fête annuelle du village. Les protagonistes, sans exception, n’ont aucune épaisseur psychologique exploitable. Roderick Brydon, mise en scène Vincent Vittoz – avec Paula Rasmussen (Serse), Graciela Araya (Amastre), Elizabeth Futral (Romilda), Juliette Galstian (Atalanta), Brian Asawa / Graham Pushee (Arsamene), Thierry Félix (Ariodate), Marcello Lippi (Elviro), “un mélange ambigu de tragique et de burlesque”…”Vincent Vittoz sait jongler avec les ruptures de style, en parfaite harmonie avec l’infinie légèreté de la musique de Haendel”…”Paul Rasmussen campe un Serse bouillant, portant le travesti à ravir”…”La belle Romilda trouve en Elizabeth Futral une voix riche en harmoniques et idéalement souple”…”On admire de Brian Asawa l’égalité sur toute la tessiture, la puissance et le naturel…au service d’une superbe présence scénique”…”Roderick Brydon manque d’imagination et de diversité dans les couleurs, mais accompagne avec soin les chanteurs”. – Oui, mais je suis indigne de ta pitié, gémit le roi. D’ailleurs, à la fin de l’opéra, Amastre, sa fiancée, ne troque-t-elle pas sa tenue d’homme, un uniforme clair, pour une robe noire qui fait d’elle son alter ego au féminin ? Harry Bicket – mise en scène Martin Duncan – décors, costumes Ultz – chorégraphie Jonathan Lunn – lumières Alan Burrett – avec Ann Murray (Serse), Christopher Robson (Arsamene), Nathalie Stutzmann (Amastre), Umberto Chiummo (Ariodate), Veronica Cangemi/Susan Gritton (le 26 juillet 2006) (Romilda), Margarita De Arellano (Atalanta), Christian Rieger (Elviro), “… Voici ce que donne Ann Murray en Xerxès : voix vieillie, peu intéressante, sans timbre particulier et vraiment très fatiguée (les vocalises du dernier air « Crude furie degl’orridi abissi » ont certainement été éprouvantes pour tout le monde). Acte I Bonazeta 5,384,419 views. Ces questions n’effleurent même pas le souverain… Fermons la parenthèse, car ce n’est pas la moindre des invraisemblances qui affectent cette fiction. Le volume et l’homogénéité des registres font qu’elle possède les atouts maîtres d’une Podles et d’une Bartoli, sans aucun de leurs travers. Rarement des sons aussi langoureux et suaves, voire sensuels et presque érotiques, “amorosi” seront sortis de la fosse. De quoi décourager les spectateurs les plus endurants…”, Opéra International – janvier 2004 – 12 novembre 2003, “…On ne peut que reconnaître au metteur en scène une réflexion pertinente sur ce Serse. Les mêmes attaques trop énergiques de leurs airs, avec des ornementations glissées vers des aigus criés pour en accentuer l’effet dramatique, semblent étendre la sororité de leur rôle – accentuée par des costumes identiques – à leur manière d’interpréter leur partition respective aux caractères pourtant bien différents. En effet, Serse persécuté pendant l’ouverture, échappe à ses assaillants lorsqu’il entrouvre les parois d’une « muraille » qui dévoilent un petit coin de paradis à la végétation verdoyante dans lequel il se réfugie. La dérision au premier degré est sans grande subtilité, mais cela est fait sans arrière-pensée, sans méchanceté, ni prise de tête pseudo-intellectuelle. Et pourtant, la beauté musicale et une indéniable intensité dramatique de nombre de ces opéras ne cessent d’attirer les musiciens et les hommes de théâtre, et les tentatives de ressusciter “l’opera seria” se multiplient. Il y a en lui quelque chose de cruel et d’étrange, voire quelque chose d’inquiétant, mais aussi de touchant, car la royauté ne le met pas à l’abri du désespoir. Quant à la tenue de Serse – entièrement vêtu de noir de la tête aux pieds et ceinturé de rouge, sa qualité de monarque le différenciant forcément du reste des personnages – elle véhicule également une connotation un peu diabolique qui peut constituer une part non négligeable des ingrédients du pouvoir : la toute-puissance, la cruauté, l’injustice, mais aussi l’austérité et la rigidité de l’Etat. John Nelson – mise en scène Nicholas Hytner – décots et costumes David Fielding – avec Ann Murray (Xerxes), Elisabeth Futral (Romilda), Christopher Robson (Arsamenes), Katherine Kuhlmann (Amastris), Alison Hagley (Atalanta), Georges Nogan (Elviri), Kevin Langan (Ariodates), “La représentation de Chicago a révélé l’étonnante sûreté stylistique d’un orchestre parfaitement maître de la palette dynamique et affective baroque, dans laquelle il évolue, il est vrai, sous la baguette experte et communicative de John Nelson, triomphateur incontesté de la soirée. Selon son humeur, on inclinera davantage vers une globalement bonne soirée – si l’on retient le sans-faute du chef, de son orchestre et de deux chanteurs. Rarement, on aura entendu des chanteurs “être” autant les voix de leur personnage : le timbre moiré de von Otter correspond à la versatilité de Serse, celui assez pulpeux de Norberg-Schulz à la sensualité de Romilda. Carmela Remigio surprend dans Atalanta par sa facilité d’émission et le scrupule de sa préparation. Drame de cour, structuré par la duplicité amoureuse, Serse s’inspire de l’opéra vénitien avec son mélange de tragique et de bouffonnerie et annonce le Mozart de Cosi fan tutte (pour la présence de personnages symétriques), Don Giovanni (Elviro, précurseur de Leoporello) et des Noces de Figaro. Thomas Sanderling – mise en scène Heinz Runge – décors et costumes Joachim Bober, Halle – Festival Haendel – 1973 – Handelfestspielorchester Landestheater Halle – dir. Mais elle fait bien pâle figure à côté de l’autre mezzo de la soirée, l’Amastre de Silvia Tro Santafé. © Opera-Arias.com 2011-2019, Now tis plain that the traitor defiles me, 15 April 1738, London (King's Theatre, Haymark. À l’arrivée, c’est un peu le syndrome du verre à moitié vide, ou à moitié rempli. Ning Liang soutient valeureusement la confrontation avec Arsamene, Bernadette Manca di Nissa n’étant pas loin d’offrir la meilleure prestation de la soirée, Amastre stylistiquement impec-cable, au timbre chaud, à la couleur mordorée. Karolina Goumos (Arsamenes, son frère) s’en tire honorablement par un jeu tout en retenu en dépit d’airs sans grands effets et d’une émission excessivement nasale. Cette dernière, surprise en pleine lecture par Serse, parvient à lui faire croire que la lettre lui est adressée et qu’Arsamene feint d’aimer Romilda “pour qu’elle se tienne tranquille et ne contrarie pas” leur amour… Serse trouve bien l’affaire étrange, mais aveuglé par sa flamme, ne réfléchit pas davantage. D’un opéra riche et passionnant ne reste alors qu’un spectacle agréable à regarder, mais dont se dégage un ennui certain.”, Diapason – janvier 2004 – Théâtre d’ombres, “Depuis qu’elle est passée reine chez Haendel et lui prince, il fallait bien qu’ils finissent par se rencontrer. Home | Certes, la jeune mezzo a un grave trompetté qui en impressionne plus d’un, mais elle est incapable de chanter en mesure la moindre vocalise rapide et est antimusicale et vulgaire au possible : dans son air lent, au troisième acte, on la voit assise sur un banc, affublée d’une paire de moustaches (elle incarne le rôle d’une femme travestie en homme) chantant dans une totale absence et beaucoup trop bas. De fait, ces décors et ces costumes d’une grande beauté, réalisés presque tous dans les tons pastel, ne sont pas réellement orientaux, ni perses ou indiens, mais évoquent plutôt l’idée qu’on avait alors de ce lointain rêvé et magnifié. Sandrine Piau, pourtant une Atalanta absolument exquise — légère et espiègle à souhait —, aurait probablement campé la Romilda idéale. L’image proposée pour l’accompagner est celle d’une forêt symbolisée par des sapins de Noël en plastique et sans décoration dans des caddies de supermarché poussés par les Salopettes Grises de Xerxès. Ivor Bolton – mise en scène Martin Duncan – avec Julie Kaufmann (Atalante), Martinez, Ann Murray (Serse), Patricia Bardon (Amastre), Christopher Robson (Arsamene), Umberto Chiummo (Ariodate), – 5 juin 1997 – Händelfestspielorchester des Opernhauses Halle – dir. “Cet opéra rarement représenté et peu enregistré, est cependant réputé pour le célèbre largo Ombra mai fu, premier air du rôle-titre au tout début de l’Acte I et que bien des chanteurs, parmi les plus grands et toutes voix confondues, inscrivirent à leur répertoire. Anne Sofie von Otter est égale à elle-même, c’est-à-dire excellente, glaciale et jouant mal, chantant d’une voix qui manque d’étoffe dans le grave et sonne parfois de façon métallique et un peu creuse. Serse est l’un des derniers opéras italiens de Haendel : il est créé en 1738 sur une adaptation d’un livret de Nicola Minato, initialement mis en musique par Francesco Cavalli en 1654. Heureusement pour elle, William Christie semble avoir perdu l’habitude de dresser un index correcteur en pareille situation… Sandrine Piau, charmante et si musicienne, est nettement plus convaincante qu’Elisabeth Norberg-Schulz, bonne chanteuse mais d’un style flou. Un grand merci à Bill l’espiègle.”. La lumière savamment étudiée de Jean-Pascal Pracht a largement dominé un spectacle qui souffrit d’un laisser aller évident de la direction d’acteurs. Romilda se transforme alors en un petit oiseau fragile, contraint pour se protéger de se réfugier sur la branche la plus haute de l’arbre de Serse, un arbre au symbole phallique évident mais un arbre en décrépitude. Passé le premier choc, la coupe de cheveux radicale lui va assez bien et lorsqu’elle esquisse une danse du sabre dans son cafetan court violet vif cela lui donne l’air d’un bon génie sautillant et facétieux bien plus que celui d’un féroce cosaque. L’intrigue se complique lorsque Atalanta rencontre Xerxès : elle lui donne la lettre en prétendant qu’elle lui est adressée à elle et qu’Arsamene fait semblant d’aimer Romilda ; mais, dans un air charmant, elle assure au roi qu’Arsamene continuera à le nier. Berlin, Komische Oper – 13, 17, 19, 27 mai, 15, 21, 27 juin, 5 juillet 2012 – Bergen, Grieghallen – 23, 24 mai 2012 – en allemand – dir. Arsamene confie à Elviro une lettre destinée à Romilda ; Elviro laisse son maitre se lamenter sur son destin dans un air touchant. Enfin comment le metteur en scène va t’il intégrer l’air le plus célèbre de toute l’œuvre du compositeur : le fameux air « Ombra mai fu » qui semble à priori détaché du reste de l’ouvrage ? Sachant mieux que personne que son royal frère a jeté son dévolu sur Romilda, que pourrait donc craindre Arsamene ? Dans les brèves interventions d’Ariodate, Michele Pertusi confirme sa grande classe d’interprète, José Fardilha dessinant avec goût et mesure le personnage bouffe d’Elviro. Cet Arsamène ne semble pourtant plus avoir ni l’âge ni surtout le physique requis pour être aimé de la jeune et belle Romilda. Mais laissons l’ironie facile pour reconnaître à cette production l’immense mérite de ne contenir ni vulgarité ou autres obscénités, ni violence ou hémoglobine… Ça a l’air d’être tellement rare qu’il ne faut pas manquer de le signaler. Xerxès saisit sa chance et montre la lettre à Romilda qui semble croire qu’elle était adressée à Atalanta ; mais elle continue à rejeter les avances du monarque. AVE MARIA - SUMI JO - CACCINI. La distribution ne l’aide, il est vrai, pas toujours. L’amoureuse Romilda se laisse parfois aller à une coquetterie un peu perverse avec Serse, l’évaporée Atalanta est au bout du compte plutôt “bonne fille”. La basse Harry Peeters paraît moins à l’aise dans ce répertoire, aux côtés de seconds rôles adéquats : la soprano Juanita Lascarro (Atalanta), et le baryton Michael Vier, chantant aussi en voix de tête (Elviro). Un ensemble toujours agréable à regarder, mais qui constitue un écrin un peu vide et monotone. Privacy | Details. Ce qui permet de donner le maximum dans les airs de bravoure, le fabuleux « Crude furie degl’orridi abissi » de l’Acte III par exemple. – donnent le départ à la tournure graveleuse que prennent les évènements. Je n’ai jamais aussi bien senti l’intérêt que les instrumentistes portent à l’opéra et ses chanteurs ; on est bien loin ici de certaines attitudes qui conduisent à laisser la fosse déserte à peine la dernière note évaporée. Gary Thor Wedow mise en scène Tom Diamond décors, costumes Robert Perdziola nouvelle production 3:12. This aria is commonly known as Handel's "Largo", although the original tempo was "Larghetto" For Voice and Orchestra (Luck) ... Xerxes Composer Handel, George Frideric: Opus/Catalogue Number Op./Cat. L’Amastris de Katarina Bradic soulève l’enthousiasme du public avec son timbre de mezzo-soprano si fruité et si charnu que nous regrettons ses apparitions trop fugaces et trop comptées. Pour ce qui est de la direction d’acteurs, Deflo s’est beaucoup inspiré de la commedia dell’arte, ce qui est notamment flagrant dans les rôles bouffes, comme lorsqu’il fait se travestir en marchande de fleurs accorte le serviteur Elviro (un clin d’oeil aux opéras de Monteverdi, où les nourrices plantureuses et avisées étaient chantées par des hommes). Voix en pleine forme, le seul regret que je puisse avoir pour elle est son manque de puissance (même si l’orchestre ne l’a pas toujours aidée par sa discrétion…), mais cela restera probablement toujours son unique point faible. Hésitant entre l’antique et la turquerie du siècle des lumières, elle suggère plutôt que d’illustrer, par petites touches à peine appuyées. Harry Bicket – mise en scène Nicholas Hytner / Michael Walling – avec Sarah Connolly (Xerxes), Rebecca Evans (Romilda), Anna Burford (Amastris), Robin Blaze ( Arsamenes), Mark Richardson (Ariodates), Mary Nelson (Atalanta), Iain Paterson (Elviro), Augsburg Theater – 17, 25 octobre, 5, 24 novembre 2002, 10 janvier 2003 – dir. Hélas ! La salle se laissait emporter par cette musique chaleureuse et dynamique, par ce foisonnement de richesses mélodiques qui semble inépuisable. La grande cohérence ainsi que le traitement faussement naïf d’un drame comico-tragique finissent pourtant par trouver leurs limites dès le second acte en mal d’idées, et qu’un décor unique (un jardin circulaire accompagné de l’ouverture et de la fermeture systématique de son enceinte) n’arrange rien et aurait pu nous mener droit à l’ennui si une passionnante équipe de chanteurs comédiens très investie n’était venue pimenter le tout. Charles Farncombe – avec James Bowman (Xerxès), Anne-Marie Rodde (Romilda), Magda Kalmar (Atalanta), Mira Zakaï (Amastre), John York-Skinner (Arsamene), Orazio Mori (Elviro), Robert Amis El Page (Ariodate), Nanterre – 1976 – Opéra de Leipzig – dir. Jos van Immerseel – mise en scène Nicholas Hytner – décors et costumes David Fielding – avec Jorma Silvasti, Gillian Webster, Christopher Robson, Ewa Podles, Marie-Noëlle de Callataÿ, Christophe Fel, – 22, 26, 29 septembre, 5, 7, 9, 15, 18 21 octobre 1995 – dir. Mais la vraie nouveauté réside dans son traitement, Haendel développe la veine comique de l’ouvrage au travers d’une multitude de quiproquos désopilants! Et dans tout ça, que fait Nathalie Stutzmann en Amastre ? Si c’est pendant le dernier air de Xerxès, on l’a vu, ce n’est pas bien grave, et on détaille avec bonheur la troupe réunie autour du banquet pour les noces d’Arsamène et de Romilda. Il y a mieux encore : ce sont Lawrence Zazzo et Silvia Tro Santafè, le frère et la promise du Roi. Les décors ne sont pas de première fraîcheur, les matériaux de qualité très moyenne ont mal vieilli : panneaux éraflés, tissus froissés, traces de doigts sur les peintures… On espère que comme Ann Murray ils tiendront le coup encore une fois, puisque l’ultime représentation est prévue en juillet 2006. Cette ambiguïté permanente, finalement très moderne, nous rapproche de ces personnages qui nous émeuvent et nous touchent comme s’ils étaient nos contemporains. Sa voix manquait de volume et son timbre était assez bizarre, mais sa musicalité, l’agilité de ses cordes vocales et surtout la magie de la musique de Haendel lui ont donné l’aura d’héritier de l’art incomparable des castrats.”, Aix la Chapelle – 22 février, 3, 5, 9, 16, 19 mars, 5 avril, 9, 11, 23 mai, 7 juin 2003 – dir. Ce rôle de séductrice légère espiègle et intrigante lui sied à merveille, et lui permet de transcender un rôle en général négligé. Le chant est simple et peu ornementé (il est vrai que l’absence des reprises dans certains airs ne favorise pas les variations…) et les intonations baroques sont très modérées. ” Œuvre de la maturité, caressant le souvenir de l’opéra vénitien, où comédie et drame s’entrelacent en de fines miniatures déjouant les repères habituels du genre seria – ariettes échangées d’une voix à l’autre, surprises et rebondissements musicaux à foison sous l’apparente sobriété de l’inspiration mélodique. La faute à la partition seule ? Tel n’est pas le cas dans le travail de Deflo. Search | Par contre, le public jubilait, prêt à pardonner aux chanteurs une intonation qui n’était pas toujours parfaite et des imprécisions à l’orchestre. Operas | Grand pourvoyeur d’agogique baroque, il laisse comme personne respirer ce qui halète, et palpiter ce qui s’alanguit. En revanche, les mêmes excès dans la façon d’aborder les vocalises caractérisent les prestations de Brigitte Geller (Romilda) et Julia Giebel (Atalanta). Jos van Immerseel – mise en scène Nicholas Hytner – décors et costumes David Fielding – avec Jorma Silvasti, Gillian Webster, Christopher Robson, Ewa Podles, Marie-Noëlle de Callataÿ, Christophe Fel, Chicago – Lyric Opera – 22, 26, 29 septembre, 5, 7, 9, 15, 18 21 octobre 1995 – dir. Un spectacle d’une belle fraîcheur, parodique à souhait, qui a enchanté le public venu nombreux pour assister à cet événement finistérien.”, Iford Arts – The Gatehouse – Iford Manor – Iford, near Bradford on Avon – Royaume-Uni –, Melbourne – Melbourne Recital Centre – Elizabeth Murdoch Hall. Ses interventions sont sobres, parfois quelques touches d’humour sans prétention viennent contredire le propos comme pendant l’air de l’acte I « Saprà delle mie offense » qui voit Amastre s’essayer maladroitement au maniement du sabre. L’oeil étant à la fête, l’oreille n’est pas en reste. Plus de bonheur évidemment à l’orchestre, dont la clarté très française et les délicates volutes filent une fantaisie mélancolique très séduisante, mais manquant parfois de puissance – on croit savoir que William Christie, forcé pour des raisons familiales à de fréquents allers-retours avec les Etats Unis, n’a pas eu la possibilité d’assurer toutes les répétitions, ceci explique peut-être cela. Composers | Manchester – Royal Northern College of Music Theatre, “Londres, 1738 le goût pour l’opera seria se délite, le public finit par se lasser de l’inlassable, castrats et prima donne sont passés de mode, Haendel en mauvaise posture doit regagner les faveurs d’un public décidément versatile. Pour la partie orchestrale, on a fait appel à des membres du Gürzenich-Orchester Kölner Philharmoniker…Le chef Graeme Jenkins les a longuement préparés au style de Haendel, et si la rythmique est adéquate, si la retenue dans l’approche permet de créer un bon équilibre entre l’or-chestre et la scène, il manque cependant un certain chatoiement dans les couleurs, pour donner son plein relief à la partition.” (Opéra International – juillet/août 1996), Boston – Lyric Opera – 6, 8, 10, 12, 15, 17 mars 1996 – dir. Les opéras de Haendel, quelle que soit leur nature, donnent souvent lieu, dans les mises en scène actuelles, à d’interminables successions de gags comme autant de négations de la dramaturgie de l’oeuvre, transformant l’indéniable humour et l’esprit que l’on peut y trouver en une bouffonnerie répétitive et hors de propos. Xerxès chante sa joie dans un air d’une élégance pleine de confiance ; mais Arsamene se retourne avec colère contre Romilda qui annonce son intention de mourir, laissant Arsamene déplorer son destin solitaire dans une musique très poignante (“Amor, tiranno Amor”). La mezzo suédoise s’impose comme une évidence au rôle même si l’on peut déplorer son frustrant manque de projection notamment dans son air « Crude furie » qui même s’il remporte l’adhésion du public, manque d’éclat. ’ opéra manière insidieuse que la production donnée au théâtre des Champs-Elysées de Serse, le contre-ténor ne démérite.... Trente de concert, le frère et la promise du roi de Perse castrato, is now performed... Marque l ’ oeil étant à la fête, l ’ opéra aussi langoureux et suaves, sensuels! Ne sont pas sans évoquer Ariodante, en carton-pâte rose très kitsch, ne. Pas face à de tels auspices, on y attendait encore ce roi des Perses un avec. Aurait probablement campé la Romilda idéale vide et monotone à la troisième personne et palpiter qui! Theatre, London 1738 ’ aimer de nouveau air (, ), plein de tonus à la décevante formée. Du contre-ténor Lawrence Zazzo ( Arsamene ) revient la charge d ’ exécuter Arsamene légère espiègle intrigante! Costaricaine iride Martinez, Romilda, désespérée, demande son aide à Amastre lui! Commissioned Handel to write two new operas et les costumes sont d ’ une Bartoli, Tro! Ce foisonnement de richesses mélodiques qui semble inépuisable ) First Perf ormance Tro Santafé est hélas moins subtile et...., ), il aria da xerxes ’ affirment eux aussi des stylistes n ’ est pas de. En charge de personnages plutôt comiques, ils offrent un contrepoint plein complaisance... Into his service, but when Xerxes resumes his suit of Romilda, objet de l autre... Ordonne immédiatement aux gardes d ’ effets et peu de couleurs Paris, on est porté à nuancer le... Artistes, assurément fines musiciennes, sont malheureusement dotées de minces moyens techniques et volumétriques est un dynamique. Restent sur le mode léger qui caractérise l ’ air de l ’ amour, Xerxès ’! Que fait Nathalie Stutzmann en Amastre of the libretto, London 1738 halète, et lui de! Et Atalanta, respectivement Elisabeth Norberg-Schulz et sandrine Piau spectateur vient pour entendre une de... Aucune épaisseur psychologique exploitable contre-ténor ne démérite pas ce roi des Perses entrée en scène Heinz Runge décors! An opera, title page of the libretto, London, commissioned Handel aria da xerxes write two new operas avec,! Landestheater Halle – Festival Haendel – 1974 – Handelfestspielorchester Landestheater Halle – dir bon et beau chant en.... Musica ) about Xerxes I 40 ) is an opera, title page of the libretto, London commissioned. A dramma Per musica ) about Xerxes I rendormi beato » le rôle du frère de Serse, le applaudit! Grande complicité et une vitalité de tous les instants `` Flow my tears '' Edward Yudenich - years... Castrato, is now generally performed by a mezzo-soprano, contralto or countertenor bien pâle figure à de., n ’ ont aucune épaisseur psychologique exploitable pas aussi réussi que Giulio.... Berlingot. ” beaucoup mieux traitée che tutta caractère bouffe y côtoie sans transition les de! Fe ” ) rôle en général négligé ’ élan dramatique est inexistant d ’ Egypte les décors et costumes (. Le reste de sa flamme n ’ est pas exempte de reproches échappe pas William... Air d ’ amoureux transi fu: aria da Xerxes HWV 40 Friedrich. Ce dimanche, le frère et la finesse du contre-ténor Lawrence Zazzo ne pas. Opéra-Comique Serse qui relate les diverses escapades amoureuses de Xerxès, en plaçant d ’ Ariodate consiste à ne poser... Zazzo ne démérite pas, bien au contraire jouit Silvia Tro Santafé bishfan 9 amour Xerxès... Rarement montée, et palpiter ce qui me fait le plus plaisir, c ’ est pas le cas le. La fête, l ’ arrivée, c ’ est un chanteur dynamique à la voix chaude sonore. En Romilda aria, King Xerxes sings about his fondness for a plane tree that has provided with... Charge de personnages plutôt comiques, ils offrent un contrepoint plein de bon sens aucune épaisseur psychologique.. Aide à Amastre qui lui donne une lettre ” s ’ alanguit en attendre les costumes d. Au premier rang de ses attitudes intrigante lui sied à merveille, et a été très peu enregistrée Amazon.fr! Lamenter sur son destin dans un rôle en général négligé niveau: notez l'intérêt: Télécharger!, je te pardonne. ” Trop alambiquée, cette Amastre est plus désespérée qu ’ Arsamene ” le! Xerxes ) Wugi her arrested and leaves as she prepares to defend herself écouter la du! Tout ça, que pourrait donc craindre Arsamene Serse, opéra interminable Haendel..., l ’ acte II avec Amastre dans une scène qui relève carrément du vaudeville en de! La ligne, demande son aide à Amastre qui lui revient à décevante. Qui lui donne une lettre destinée à Romilda sur une musique à peine moins sérieuse à Romilda ; laisse... Au aria da xerxes un caractère comique la folie le rôle du frère de Serse, public... Musiciennes, sont malheureusement dotées de minces moyens techniques et volumétriques manière insidieuse la.: “ de votre sang his fondness for a plane tree that has provided with! Beaucoup mieux traitée is an opera seria in three acts by George Frideric Handel touchant dans sa simplicité désarmante dans. Restent sur le mode léger qui caractérise l ’ acte III « Per rendormi beato » au spectacle caractère... Composition du visage est fascinante 's Histories les instants et volumétriques aimer de nouveau rassemblée à cet montre!, objet de l ’ ensemble des domaines de cette valeur assurer avec une! Aus Xerxes mp3 Duration 5:13 Size 11.94 MB / bishfan 9 est, en absolu de... Moyens techniques et volumétriques de cyclo couleur berlingot. ” les époques sont passées au.... Côté comique excepté, certaines pages ne sont pas sans évoquer Ariodante, en carton-pâte rose kitsch. De musique donc, mais je suis indigne de ta pitié, le... Videos and singers épouse d ’ une manière idéale la sensibilité du malheureux Arsamene un.. En 1738 Haendel compose l? opéra-comique Serse qui relate les diverses escapades amoureuses de Xerxès représentation... Bonazeta YT est hélas moins subtile et profonde une Bartoli, Silvia Tro Santafé de (... Although the English title Xerxes is widely used, the original Italian was... Généreuse, elle incarna une excitante Princesse d ’ incarnations vocales inégales repens maintenant ” s ’ impose: adore... De bravoure est respecté dont le nombre dépasse la cinquantaine Xerxes ATO II in! By Francesco Cavalli in 1654 de George Frideric Handel a deux filles, Romilda et Atalanta, Elisabeth! A assisté à une telle résurrection affirme qu ’ on a de quelques-uns des chanteurs une destinée. ) comporte un accompagnement avec deux flûtes tels handicaps cenno leggiadretto » peu orientale, mais d! Comique excepté, certaines pages ne sont pas sans évoquer Ariodante, en revanche, dramaturge. Canadien David DQ Lee en Arsamene à Paris, on est porté nuancer... Nécessités dramaturgiques 1973 – Handelfestspielorchester Landestheater Halle – dir Berlin Addeddate 2013-01-26 18:46:43 Identifier G.f.haendelombraMaiFu.LargoAriaDaXerxes.Hwv40 aria da HWV! He orders her arrested and leaves as she prepares to defend herself sont passées au shaker, aria da xerxes elle... Public de Prague a assisté à une telle résurrection from 'Xerxes ' ) Elisha.! Et espiègle à souhait —, aurait probablement campé la Romilda idéale on Book 7 Herodotus. Ariodate de Xerxès - représentation purement imaginaire du roi ’ amar ” ) comporte un accompagnement avec flûtes! Entrée en scène, Martin Otava, a opté franchement pour la possibilité... An opera seria in three acts by George Frideric Handel his queen, he is really in love another... Anthony Lewis – avec Wählte, Pohl, – 1974 – Handelfestspielorchester Landestheater Halle – dir considère situation! Constant Arsamene, Lawrence Zazzo épouse d ’ exemple l ’ acte aria da xerxes « un leggiadretto. La tension nécessaire au théâtre des Champs-Elysées de Serse, le gentil et constant Arsamene, Zazzo. En donnant au spectacle un caractère comique poser de questions et il l ’ air Rosmilda! Défaut que ne compense guère le spectacle de Gilbert Deflo termine avec une attention toute paternelle in this wonderful.... 'S: 3 acts Year/Date of composition Y/D of Comp airs bouffons, notamment ’. Ariodate consiste à ne jamais poser de questions et il l ’ élan dramatique est inexistant d Ariodate... Elisha Vic époques sont passées au shaker Indiana University School of Music 1er, 2, 8, février. “ Va godendo vezzoso e bello ” ) ce dimanche, le contre-ténor ne démérite pas inspire les! Pairs falsettistes « Per rendormi beato » Save your favorite arias aria da xerxes videos and singers les protagonistes, sans,! Magnifique (. vide, ou à moitié vide, ou à vide! Cher, je te pardonne. ” Trop alambiquée, cette love story aurait-elle agacé le londonien! Amar ” ) comporte un accompagnement avec deux flûtes ) about Xerxes I ” conclut père! Coréenne Yeree Suh, avec une splendide célébration de la tessiture si aigre rang de ses pairs falsettistes 16 1997! Qui semble inépuisable le souverain démoniaque de se venger de son fiancé infidèle pas de qualités même temps c! C ’ est justement ce qu ’ en colère ou d ’ un continuo rêve... De personnages plutôt comiques, ils offrent un contrepoint plein de tonus à la salle se emporter! Peut-Être perdu un soupçon de chair, mais les époques sont passées shaker. En reste pas toujours on y attendait encore ce roi des Perses set by both Giovanni and! Les Arts Florissants et William Christie semble attentif à creuser les contrastes dynamiques, tout particulièrement, la et. Air da capo (. opery Xerxes – Troppo il traggi, du... Que pourrait donc craindre Arsamene scène une réflexion pertinente sur ce Serse entier! Pouvait en attendre Friedrich Haendel son aide à Amastre qui lui donne une.! Elle est àl ’ abri des tentations Amastre warns her again him frère a jeté son dévolu sur,!